L’hypokaliémie, c’est-à-dire la baisse de la kaliémie (donc du taux de potassium), est due à un défaut d’absorption ou à une perte exagérée de l’ion K+ par le rein (prise médicamenteuse prolongée de diurétiques ou de cortisone), ou par l’intestin (diarrhées graves, forts vomissements, usage régulier de laxatifs…).
Attention également aux fortes déshydratations lors d’efforts sportifs et à une transpiration excessive.
En cas de carence en potassium, les symptômes sont :
- Des troubles du rythme cardiaque.
- Une grande fatigue physique.
- Des crampes nocturnes, des courbatures.
- Un besoin extrêmement fréquent de boire.
- Des douleurs musculaires et des rhumatismes pouvant aller jusqu’à de la polyarthrite chronique.
- Des nausées, des vomissements.
- Une paralysie partielle ou totale.
Dans certains cas, il est important de surveiller son taux de potassium :
- Chez les patients soignant une hypertension artérielle par des diurétiques, car ces derniers diminuent la réabsorption du potassium par le rein.
- Chez les patients qui soignent une maladie inflammatoire par un traitement médicamenteux à base de cortisone (pour la même raison que pour les diurétiques).
- Chez les personnes qui prennent des laxatifs régulièrement. On parle dans ce cas de la maladie des laxatifs.
- Chez les personnes qui transpirent énormément lors d’efforts physiques importants.
- Lors de fortes gastro-entérites avec diarrhées et vomissements associés.
On pense trop souvent que des signes peu évocateurs, comme la fatigue, les crampes, les douleurs musculaires, l’irritabilité …, sont la résultante d’un manque de calcium, de magnésium ou de fer, et on oublie qu’un manque en potassium peut aussi avoir ce genre de conséquences.
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