Les omégas 3, 6 et 9


Savoir ce que sont les omégas permet de mieux comprendre la lutte que mène notre organisme pour survivre.



Les omégas se décomposent en 3 catégories : les Omégas 3, les Omégas 6 et les Omégas 9. Pour cet article, nous n’observerons que les 2 premiers, cibles marketing des industriels et sujets principaux pour notre santé.

Les Omégas 3 et 6 sont des acides gras dits ‘essentiels’ puisque nous n’en produisons pas naturellement (il faut que notre alimentation en apporte en permanence).

Lorsque l’on mange des Omégas, nous produisons des enzymes qui vont nous permettre de les assimiler. Mais lorsque les Omégas 6 sont en surnombre, ils vont monopoliser ces enzymes, bloquant les Omégas 3. En fait, il nous faut une répartition d’environ 5 portions d’Omégas 6 pour 1 portion d’Omégas 3 si nous voulons que notre organisme fonctionne bien (rapport préconisé par l’AFSSA). Dans la réalité, de nombreux chercheurs conseillent un rapport allant de 3/1 à 1/1).

A quoi servent les Omégas 6 ?



Les omégas 6 ont plusieurs fonctions intéressantes pour nous :

- Fonction inflammatoire (permettant d’envoyer des signaux pour que le corps se défende contre une agression)
- Fonction favorisant le stockage des graisses (nous avons besoin d’un stock raisonnable de graisse pour fonctionner)

A quoi servent les Omégas 3 ?



Les Omégas 3, à l’opposé des Omégas 6, vont réguler ces 2 fonctions principales tout en ayant également une fonction protectrice du système coronarien et nerveux.

La synergie entre ces 2 Omégas



Ensembles, ils vont participer à la régulation des hormones, du squelette, du système immunitaire.

Que se passe-t-il si ces proportions ne sont pas respectées ?



Lorsque nous consommons trop d’Omégas 6, ces derniers prennent le dessus, engendrant la création de cellules graisseuses (les adipocytes), le remplissage de ces cellules, le branchement de l’organisme sur un mode inflammatoire permanent (engendrant notamment un épuisement du système immunitaire).

Pourquoi ne parle-t-on que des Omégas 3 ?



Les plantes que nous cultivons majoritairement servent en priorité à nourrir le bétail. Comme ces plantes sont largement composées d’Omégas 6, les animaux absorbent ces derniers et nous les restitue au travers leurs matière grasse.

Ces plantes et animaux servent également l’industrie (tous les produits transformés que nous retrouvons dans nos magasins).

Ainsi, dans notre assiette, nous obtenons une alimentation très riche (trop riche) en Omégas 6. Au final, entre 1950 et 1995, en France, la consommation d’Oméga 6 a progressé de 250% alors que celle d’Oméga 3 de seulement 40%. Le déséquilibre est bien visible.

Pire, nous transmettons à notre descendance ce gros souci alimentaire : le lait maternel des américaines contient 18% d’Oméga 6 contre 1% d’oméga 3 (1995).

Au final, le combat actuel se situe autour des Omégas 3 dont il convient d’augmenter les apports dans nos assiettes.








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