A la fin du 19ème siècle, un médecin hollandais du nom de Eijkman entame des travaux sur le béribéri, une maladie connue et répandue depuis longtemps en Extrême-Orient, où elle résulte d’une alimentation presque exclusivement à base de riz décortiqué.
Il s’avère capable de soigner cette maladie extrêmement grave par l’absorption de riz complet. Il met ainsi en évidence le rôle primordial de la vitamine B1, sans la nommer.
C’est en reprenant les travaux de Christiaan Eijkman sur le béribéri que Casimir Funk, en 1911, l’isole à l’état impur de l’écorce du riz.
Sa synthèse a été réalisée en 1936 par Andersad et Westphal, et sa préparation est dorénavant industrielle.
La vitamine B1 est une vitamine fragile : elle est hydrosoluble ( = soluble dans l’eau), c’est pourquoi une grande partie est perdue au cours du lavage des légumes. Elle est également peu résistante à la chaleur (elle est dénaturée à environ 100°C). La cuisson dans l'eau entraîne donc de nombreuses pertes en vitamine B1.
Elle est absorbée au niveau de l’intestin grêle et diffuse ensuite dans tous les tissus. Elle est emmagasinée dans l’organisme en très petite quantité, même en cas d’excès des apports.
Elle est emmagasinée dans l’organisme en très petite quantité, l’excédent étant éliminé dans l’urine. Comme elle ne s’accumule pas dans l’organisme, il est donc indispensable d’en consommer quotidiennement, le corps n'a pas de stock en vitamine B1.
Encore appelée thiamine ou aneurine, c’est une vitamine dite « antibéribérique » et « antinévritique ».
La vitamine B1 est une poudre cristalline plutôt blanche d’odeur caractéristique et de saveur amère.
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